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dimanche 15 mars 2015

Quoi d'neuf ?...


Quoi de neuf ?...

…et quand je dis neuf, il ne s’agit pas de sept et cinq moins trois ou trois fois trois rien, pas plus qu’un œuf dans le même panier où j’en aurais mis plus d’un, voire tous ; je ne ferai pas ça, non… Quand je dis neuf, je parle de nouveau, récent, naissant, fraîchement devenu la propriété de mon jardin qui ne fait qu’attiser mon système neufro-végétatif pour lui concocter de neuves rotations printanières. 

Zou, j’arrête là car je ne veux pas fragiliser davantage mes neufrones de meuf : ça pourrait me coller des coliques neuphrétiques. Voyez plutôt les neuf neuves arrivées par chez moi... 

...Mais d'abord, je vous explique l'idée :
En juillet 2014
 dans ce coin de la terrasse gravillonnée, les lavandes étaient arrivées en bout de course et c'était du bois avec des tiges rabougries qui auraient fait le décor cet été pour mon plus grand dépit ; je ne mens pas : 


j'ai donc pris la lourde et pénible décision (j'écris ça pour faire gober à L'Homme que vraiment-je-n'avais-pas-d'autres-solutions mais chuuuuut) de tout chambouler (chic !). Beuh oui, à y être, autant changer radicalement les végétaux et s'inventer un nouveau décor.
J'ai commencé le grand débarras qui, sans être les douze travaux d'Hercule, représente un boulot de nettoyage assez conséquent ; conclusion : je n'ai pas fini et la pluie de ce dimanche a confirmé le truc. Suite au prochain numéro des neuf travaux d'Egécrié

Puis, nous avons réitéré une virée du côté de mon Lieu de verdition et, sans préméditation aucune (hum hum), je suis revenue à la maison avec L'Homme, ma Poussine Tornade et le coffre de la voiture bourré (en l'absence de s à bourré, vous avez justement remarqué qu'il n'y avait que le coffre qui était bourré). 
J'ai choisi du persistant pour un décor durable à travers les saisons en privilégiant des touches de feuillages panachés pour éclairer un peu ce coin rapidement à l'ombre dans la journée.
A gauche :
Polygala qui devrait résister car il sera très abrité.
Puis les 3 derrière (toujours de gauche à droite) : Pittosporum variegata, Myrsine africana (alternative au buis), Teucrium flavum.
en dessous et encore de gauche à droite : Hellébore aux jolies fleurs pourpres, Hebe (mais je n'en sais pas plus), Salvia purpurea et enfin devant : Erysinum variegata "Mutabilis"
Mais alors, me direz-vous, il n'y a que 8 plants sur cette photo ! Bé oui, le neuvième sera ailleurs :
Euphorbia ceratocarpa qui me fait craquer et va rejoindre le massif "Pourpreries de jardin"

Pour être très juste, il y a + que 9 news (on peut multiplier par 2 pour être plus précise) mais ça dénaturait mon billet de tout livrer en une fois. Donc, prochain rendez-vous dans 9 jours pour la suite du programme neuf côté micro bassin et autres...
D'ici là, portez-vous bien et profitez bien de vos jardins aux neuves pousses printanières !

La jardinière en herbe, multiple de neuves

mardi 20 mai 2014

« Moi vouloir toi…de haut en bas »



 Je l’attendais, je l’implorais, je l’invoquais mais tout me laisse penser  qu’elle est un peu comme moi : dure de la feuille… (en même temps, à sa décharge, faut reconnaître que je lui avais passé un sérieux savon dans cet article) Or, ce lundi, la pluie a enfin prêté attention à mes supplications : elle est venue ! Après quelques semaines de vent ravageur pour les plantes, le jardin revit ; feuilles et fleurs ruissellent de bonheur et peuvent vraiment prendre leurs aises. Ce miracle est certainement dû aux cumuls (ou aux nimbus ? difficile à dire) de nos rituels sacrés de dimanche dernier mis en œuvre grâce à ma Poussine Tornade : un tepee bohème improvisé dans le jardin et une danse de la pluie (avec chants à tue-tête, c’était plus sûr et, culturellement parlant, je connais mieux) :


Ah, vous étiez prévenues (us) hein : bohème
Diamant de Mai s'extirpe péniblement de là
Cardamine, tu m'avais dit que j'avais plusieurs cordes à mon arc et...au final, tu vois : j'en ai qu'une...et pas très très solide en plus mais...c'est mon fil conducteur...

ça y est, ça marche...youhouuuu


Les dernières fleurs écloses découvrent l’effet douche froide mais les vues ci-après datent d'avant la pluie : je n’ai pas fait de photos en direct sous les gouttes ; ça me fait friser : 
Point de légende hein ? Vous en avez toutes de splendides
Première fleur de Coquelourde un peu décoiffée par le vent
Assez curieux cet iris fétide ; trop discret à mon goût
Verbena ch'ais pus quoi (et le toilettage autour qui laisse à désirer : je me laisse déborder)
Faudra encore quelques années pour qu'Excelsa encadre la fenêtre ; en tout cas, le buis l'encourage de tout son coeur

Ooooh, enfin des fleurs blanches dans le massif blanc (oenothères)


1ère fleur de Lavatère : 8 cm de diamètre 

The Fairy, je l'adore même avec ses pucerons

Le Trachelospermum jasminoïde (ou jasmin étoilé pour moins postillonner en le disant),  se fraie un chemin  
Pour le Cotinus, je l'affirme haut et fort : il a le vent en pourpre

Et comme le plus beau reste toujours à venir, les petites en gestation pourront sereinement atteindre leur maturité, entre pluie et soleil...
...comme le Delphinium qui nous prépare un bleu premier cru

ou les Penstemons qui avaient très soif
Alors qu’il était absent depuis quelques jours, le jaune (je m’habitue à tout, finalement j'aime bien le jaune) a fait un come back très remarqué, quelques jours avant la pluie :
J'ai horriblement galéré pour dénicher le nom de cette jaune (déjà dans le jardin à mon arrivée) à la floraison abondante. J'ai même failli toquer chez vous pour avoir de l'aide. Salicaire jaune ou Lysimachia. C'est bon ? je mé pas crompé ?

« …Chaque matin, la nature t'enseigne le retour de la vie… »  (proverbe Amérindien
Le vieux genêt à balais ou Cytisus Scoparius

A propos de nature, je suis très en retard mais promis sur le prochain billet (le centième de ce blog, voui), j'ai une bricole à vous faire gagner.
Et n’oubliez pas : 


"Quand un homme s'éloigne de la

 nature, son cœur se durcit." (encore un proverbe

 Amérindien)
A méditer...

Et que cette fin mai vous soit douce et nature, comme la confiture (proverbe Alineegécriéien)…See you plus tard.

La jardinière en herbe Arc-en-Ciel




samedi 26 avril 2014

Trois p'tits tours et puits s'en va...

 
  Il y a quelques semaines à peine, je vous faisais part de ma joie intense d’avoir installé un arrosage au goutte à goutte relié à la pompe du puits. Je vous avais fièrement expliqué que les corvées d’arrosage se résumeraient désormais à tourner trois fois le bouton du robinet…Eh bien, voici l’heure de la douche froide la consternation : Henri, l’Homme et moi (Poussine Tornade s'en fout) qui habitons ce jardin, vivons un calvaire digne de celui Jean de Florette : le puits est sec !!! Horreur ! Un puits, pourtant, jamais en rade en 65 ans (la propriétaire l'a toujours connu «hydraté et hydratant»). Ce mystérieux phénomène d'assèchement est d'autant plus inexplicable que, d'1, l'hiver fut extrêmement pluvieux ; de 2, mes essais,  nombreux certes,  du goutte à goutte sont loin de représenter l'équivalent de tout un été d'arrosage et de trois, après renseignement pris auprès d'un spécialiste, toutes les nappes phréatiques de la région sont au mieux de leur niveau.
Demeurent quelques hypothèses : des travaux aux alentours  auraient dévié le filon ? Oui, mais le voisin a son puits à 50 mètres de là qui est plein. Le puits serait-il vaseux ? Le pro sur ces questions a répondu à Michèle que c'était peu probable. Le mystère reste entier. Oh bien sûr, il reste l'option de relier le goutte à goutte à l'arrivée d'eau de ville. Mais c'est tout de suite moins drôle.
Tous mes projets de nouvelles plantations tombent à l'eau sont en suspens !
Je n’ai plus qu'à aller pleurer (de rire de préférence) toutes les larmes de mon corps au-dessus du puits pour que le niveau d'eau remonte. J'attends donc vos meilleures histoires drôles...mais épargnez-moi celle de la grenouille qui a toujours le cul dans l’eau. Dans le présent contexte, ça serait très mal venu même si elle a la rainette ! Et soyez subtils s'il vous plaît parce qu'il ne faut pas non plus que je me roule par terre. Je dois garder suffisamment de lucidité pour maintenir ma position à la verticale et viser l'entrée du puits... Baaah, laissez tomber : je vais aller noyer mon chagrin dans….Arrrgh, nooon pas noyeeeer….
Manon des Sources ? A l’eau Allo ? Tu m’entends ?
C'est lui...
Bon, malgré ma grise mine, je vous montre quand même la vie en roses du jardin. Elles nous en font voir de toutes les couleurs et ce n'est qu'un début : 
Mon Jardin Ma Maison en blanc et Sanguinea en rouge

Je ne présente plus Pacific Dream...auquel je vais retirer les fleurs fanées tout à l'heure

L'inconnu déjà victime de pucerons et autres parasites

La maman de la propriétaire adorait les roses et en avait installées de nombreuses variétés. Ces rouges là souhaitent la bienvenue à l'entrée... 

Encore d'anciennes roses rouges

Cardinal de richelieu qui héberge, lui aussi, une colonies de pucerons

Installé aussi par la maman de la propriétaire, ce rosier offre une profusion de roses du printemps jusqu'aux gelées

Mermaid, que j'ai planté à l'automne 2012 démarre son ascension tuteurée


Blush noisette, choisi par l'Homme et planté à l'automne 2012 hésite encore pour la grimpette...

...mais pas pour la bousculade de ses roses 

Trop de soleil pour l'image mais tant pis, je ne pouvais pas zapper Banksia Lutea planté à l'automne dernier
Tous les rosiers du jardin ne sont pas là bien sûr (j'en ai compté 25 même si je fais petite joueuse par rapport à certaines d'entre vous qui en citez plus de 100 dans vos jardins). Il manque The Fairy, Little White Pet, d'autres Sanguins, Excelsa ou d'autres inconnus que je vous montrerai une prochaine fois. A présent, il est temps que je vous laisse aller vaquer à vos occupations...tandis que je vais m'en aller draguer un puisatier dans l'espoir d'un miracle (il m'invite à partager une glace à l'eau).
Excellente fin de semaine à vous et...aquatiquement vôtre !


La jardinière en herbe qui taraude à sec

mercredi 16 avril 2014

Bien dans l’ensemble…



...Non, il ne s’agit pas de l’appréciation mi-figue mi-raisin qu’aurait pu inscrire, en son temps, le conseil de classe sur mes bulletins scolaires. Les avis des enseignants sur la qualité de mon travail étaient beaucoup plus tranchés que ça (pas au sécateur Bahco mais pas loin). Je n’en dirai pas plus ; je ne tiens pas à me décrédibiliser ici-même sauf que…le mot paresse était déjà étroitement associé à mon nom…  Ils avaient tout compris mes profs ; moi aussi.

Après toutes ces années, mon âme d’écolière est intacte : les vacances figurent toujours à mon tableau d'honneur d'activités favorites et, aujourd’hui,  mon expérience en paresse vaut, au bas mot, un doctorat mention honorable. La clé de ce succès ? Celle de ma maison, bien sûr, mais aussi l'installation d'une foule de détails dans ce territoire, qui, s'ils paraissent (eux aussi, oui !) insignifiants pour les uns, restent fondamentaux pour les indolents dont je suis. Je vous invite à quelques vues d'ensemble de mon jardin dans lequel je m’applique lentement aux préparatifs de nos zones glandouilles estivales. Au moins, pour ça, je ne joue pas la carte de la procrastination :
Très important pour un aménagement paresse réussi : disposez des sièges ici et là dans le jardin. Pouvoir s'asseoir après quelques pas est primordial pour valider ses acquis de paresseux 
Un petit coin cosy est aussi toujours bienvenu à proximité de l'espace barbeuk pour surveiller, tout en se reposant, la cuisson des brochettes qui exhalent leur parfum relevé d'herbes de provence

Essentiel : ne pas oublier le guéridon près de l'assise. Siroter son rosé bien frais ne doit solliciter AUCUN effort pour saisir ou poser son verre ; il serait quand même ballot de saper l'ambiance d'une journée paresse pour un simple glaçon hors de portée de main 
La confort en paresse nocturne est aussi important que celui de la paresse diurne. Pour cela, soignez l'éclairage avec une guirlande guinguette qui illuminera gaiement vos soirées au ralenti

Quand le goutte à goutte arrose tout ça, je contemple...nonchalamment ...(oui, le brise-vue nylon vert installé par le voisin me les brise un peu mais...tous les goûts ne sont pas dans la nature)

Des news du rosier Pacific Dream : il pousse tranquillement...et il sent divinement bon ! (il est planté près de l'espace moustiquaire mauve)
Le massif blanc qui n'est pas que blanc, est pour l'instant le massif à bâtons. Les plantounettes craignaient les piétinements de ma Puce Tornade. L'évolution de ce massif est à suivre...doucement mais sûrement...
Bon, j'y vais là car j'ai un 1er mai chômé à préparer ! J'hésite encore : dois-je aussi déjà sortir les chaises longues ou bien...(faudrait pas que j'ai à les rentrer pour cause de chute de température, ça serait fatiguant) ?
La jardinière en herbe cultivatrice de poils dans la main