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dimanche 1 mai 2016

Un bail, des beaux...jours


Dans de nombreux billets, je l'ai précisé : je suis locataire du jardin que je garnis, dont je jouis et qui fait l'objet de ces pages depuis août 2013. Or, quelquefois, dans mon entourage j'entends ces remarques : « Mais pourquoi tu fais tout ça ? Tu te rends compte que tu investis beaucoup sans être chez toi ? Ce à quoi je réponds "Bah oui, je suis simple locataire de ce lopin de terre que je paysage et dans lequel je me suis beaucoup impliquée depuis l'automne 2011. Mais notez que c'est moi qui suis propriétaire des instants de plaisir extrême que je vis ici depuis presque 5 ans. C'est toujours ça, non ?  

Mon cher rosier Pacific Dream a bien amorcé sa floraison : un bonheur !...
...Phlomis purpurea aussi 

Il y a un mois, je grignotais un
morceau d'aire gravillonnée...

...1 mois après, il y a la piscine en plus, rosier mutabilis et ciste pourpre en fleurs + l'érable de Montpellier en timides feuilles 


Oui, installé en 2012, ce mutabilis ne m'a jamais déçue.
Une petite nouvelle du massif blanc pas que blanc : Lavatère maritime rapportée des Floralies de Campuget. J'adore !
Tornade a choisi des petits escargots en tôle peinte pour égayer encore le jardin de sa cabane. Ceux-là sont mignons contrairement aux vrais qui festoient avec mes semis et jeunes pousses.
Toujours dans le jardin de la cabane,
le frémontodendron a ouvert sa 1ère fleur
.

Il y a plein d'ancolies qui fleurissent en ce moment : une preuve avec ces jolies bleues et Manolo le saxophoniste qui leur joue un petit air dansant !
Les Camassia délicats, eux, faut pas les rater : ils ne durent pas longtemps mais j'adore !
Installé en février, le céanothe rampant refleurit et j'avoue que je ne m'y attendais pas vu la générosité qu'il avait déjà montrée à sa plantation. Petite précision : la photo a une dizaine de jours ; depuis l'ambiance est devenue très très sèche. Le vent pire (120 km/heure) aspire toute l'humidité.
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C'est sûr, dans le futur, faudra bien repartir vers l'accession à la propriété histoire de léguer un pitit patrimoine à nos descendants ; mais même si ça ne se faisait pas, je m'amuse à imaginer que mes poussins auront peut-être plaisir à dire en passant près des différentes maisons de leur enfance « tiens, regarde là-bas, c'est Maman qui avait planté ce truc » (oui, mes enfants s'en battent les mollets des noms de plantes mais ils les aiment quand même et en plus, ils ont tant d'autres talents que le savoir botanique...♥♥♥). Et lorsque l'heure de mon départ de ce jardin sera venue, je ne garderai que du beau en souvenir et je recommencerai ailleurs, sans ressentiment. Mon contentement n'a d'égal que les empreintes végétales que je sème dans tous les lieux où je décide d'écrire un chapitre de ma vie.
Locataire ? un bail à durée indéterminée dont je me délecte à chaque seconde, vivante gourmande que je suis. Pour terminer, n'oublions jamais qu'on est simple locataire de notre existence : n'entend-on pas souvent dire « si Dieu me prête vie  » ?, lui-même étant libre à la location si on en croit les multiples annonces affichées sur des bâtiments de caractère, tout en pierres, (rafraîchissements à prévoir) "Dieu soit loué".
Je charge pas plus pour l'instant : je baille ce qui prouve que j'ai sommeil. Et un 1er mai, le repos est de rigueur quelle que soit l'heure !
Très belle semaine à vous ! 


La jardinière en herbe, épicurienne au jour le jour