…mais avant,
comme promis, voici la suite des aventures du puits sec : l’eau remonte
parfois de 20 cm et redescend de 16 le lendemain sans que nous l’ayons utilisée. ???. Le puits est donc comme la jardinière : un peu fêlé. Des sorciers
sourciers doivent venir donner leur avis sur ce délicat problème et je ne
manquerai pas de vous en faire un reportage eau les coeurs.
Mais
revenons à nos cistus puisque ce sont eux qui sont à l’honneur aujourd’hui :
J’ai
découvert le ciste, tout à fait par hasard lorsque j’aménageais mon premier
petit jardin. En ce temps-là, j’achetais les plantes au feeling et surtout en
fonction des trous à combler dans les massifs. Autant vous avouer que ma
méthode m’a apportée beaucoup de déceptions et a fait prospérer nombre de
pépiniéristes et jardineries. Pour ma rencontre cistueuse, c’était l’automne,
fallait que je garnisse un angle de plate-bande avec un persistant et le
pépinériste de mon quartier m’avait dit : « vous avez ça, c’est pas mal. Ça résiste à la sècheresse… »
De retour chez moi, je plantai mon arbuste très feuillu, surprise par son
parfum très agréable : j’avais eu un bon feeling. Au printemps qui suivit,
je fus éblouie par une floraison rose vif abondante et…
brève. Une nuée de fleurs aussi légères et froissées que la soie dont les pétales tombent chaque jour en fin d’après-midi pour
laisser place à de nouvelles fleurs le lendemain et ce gracieux petit manège
dure un mois environ (ça dépend des années et de l’âge du sujet). Depuis, dans
tous les jardins où j’ai sévi, j’ai planté des cistes. Dans celui qui m’occupe
en ce moment, naturellement, j’en ai installé quelques-uns. J'ai presque envie de dire que le ciste est la plante motivante du débutant en jardinage : la terre pauvre
et calcaire ne le dérange pas plus que le plein soleil brûlant, l’absence d’eau
ou les soins divers d'entretien et de taille. Le ciste, on le plante et on ne s’en occupe plus.
Réservé au climat méditerranéen pour la plupart des variétés, on peut toutefois
en tenter quelques-uns dans des régions plus froides en situation abrité des
gels sévères mais toujours au soleil sinon, il ne fleurit pas. Voici quelques
spécimens (pas une collection non plus hein : y en a 5...pour l'instant) en pleine floraison en ce moment chez moi :
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| Hélas, je n'ai pas noté les noms des variétés que j'ai installées. Mais celui-ci correspond bien à Cistus Inflatus ou hirsutus à moins que soit salviifolius |
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| Ciste pourpre ou cistus x purpureus |
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| Ciste de Montpellier |
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| Celui-ci s'est un peu fait manger l'espace par les santolines et les autres... |
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| Entre les thyms, Népétas et ails d'ornement, les cistes habillent ce massif toute l'année |
A y être, je vous montre aussi mes travaux jardiniers du week-end dernier : j'ai pratiqué la taille du cognassier du Japon. Ok, ce n'est pas la boule parfaite que j'espérais
Et comme j'aime les arbustes taillés en nuages, je n'ai
aucun scrupule à m'exercer sur les nombreux lauriers-
sauce du jardin
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| Sur ce laurier sauce aussi, comme pour le cognassier, la boule est imparfaite mais il est énorme et l'exercice est assez périlleux |
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| Celui du fond, près de la fenêtre, commence à peine à prendre forme ; il sera beau l'année prochaine |
Sur ce, je vous souhaite un joli 1er mai plein de bonheur paresseux !
La jardinière en herbe, systématiquement
EDIT : je viens de passer par chez Cardamine et ma balade chez elle m'a tant enthousiasmée que j'ai envie de vous la faire partager...C'est dans ce sens