lundi 14 novembre 2016

Quinquennat

Mes chers compatriotes, 

Il y a quelques mois, j'avais canardé
voire trumpetté (c'est par ICI) le mauvais goût capillaire et le psychisme ultra inquiétant d'un type américain imbuvable (et quand je dis ça, c'est que c'est vraiment une sale piquette). C'était ma façon à moi de faire une campagne anti… Ben faut croire que soit je n'ai que 55,9 millions de petits lecteurs aux States, soit la traduction google n'est pas très très au point.
En terme de goût capillaire douteux et de psychisme flippant, en France aussi on est garni. Mais j'ai les doigts gourds et je ne vais pas vous refaire le coup de la séance reloukingue … Si ? Bon, d'accord ! mais c'est vraiment parce que vous insistez. Je n'en mets que trois sinon je serai trop malade (là, j'ai vomi 3 fois). 


Petit Quizz. Chaque portrait à son nom : la conn', la brute et le truand qu'il faut replacer dans l'ordre. Vous avez trouvé ? 
Mais venons-en à des faits vraiment excitants : le bilan de mon propre quinquennat au jardin et sa reconduction. Je voulais rester dans le thème politico-je-vous-en-mets-plein-la-vue et vous offrir une signature Ana phore du style "moi, jardinière d'Occitanie, je ferai ci, je ferai ça, patati et patata" puis j'ai renoncé ; pour de simples raisons de crise de flemme aigue. Enfin... je n'ai gardé que les best.

         Moi jardinière du Languedoc Roussillon d'Occitanie, je ne serai pas la chef de la majorité des plantes, je ne recevrai pas les parlements terre de la majorité dans mon jardin passqu'ils parlent...trop fort :

Bah oui, j'aime observer la sérénité de l'automne en solitaire
       Moi jardinière d'Occitanie, je ne traiterai pas mon Premier Homo Idealus de "collaborateur". Je dirai juste « Chèèèriiii, laboure moi donc ce coin et qu'ça saute » :
pas de photo ; c'est private

        Moi jardinière d'Occitanie, je n'aurai pas la prétention de nommer...correctement tous les végétaux car c'est largement au dessus de mes compétences :
Parmi les nombreuses nouveautés de cet automne où j'ai misé sur les 2 saisons qui vont le mieux au jardin (printemps et automne), il y a de gauche à droite :
photo 1 : Akebia quinata (j'avais la variété cream form et il me fallait l'autre)
Photo 2 : des agapanthes blanches et euphorbes Blackbird.
Photo 3 : 3 variétés d'aster : Blue star, Chloe en photo (repéré grâce à ma cop's Karine - son blog c'est ICI), trop craquant avec son coeur qui devient framboise et Laevis Calliope (réputé envahissant mais je veux bien voir ça)
Photo 4 : plein de sédum dont ce Jose Aubergine déjà plein de pousses et aussi (pas en photos) Chocolate, orange Xenox et d'autres dont je n'ai déjà plus les noms.
Puis aussi une autre réputée un peu envahissante aussi : Macleaya microcarpa Kelway's Coral Plume
ça serait trop long de vous montrer ce soir les nouveautés encore nombreuses donc je détaillerai tout ça pendant les longs billets d'hiver. 


         Moi jardinière d'Occitanie, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire : lampées de rosé du 1er juin au 1er septembre virant au rouge du 2 septembre au 31 mai :
Pas de photo : c'est pas jojo à voir

       Moi jardinière d'Occitanie, je constituerai un gouvernement jardinier qui sera paritaire, autant de femmes que d'hommes : Michèle, Henri, L'Homme et moi, le compte y est :
J'ai une veine énorme de jardiner avec 8 mains !
Novembre 2016 : Ensemble, c'est tout !

         Moi jardinière d'Occitanie, je ferai en sorte que les partenaires Sociaux puissent être considérés aussi bien par les organisations professionnelles, que les syndicats, et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour savoir ce qui relève de "l'aloi" (bon, ok), ce qui relève de la négociation : allo, allo, Fasbouktouit ? C'est blogo, ça va ? Okay, je te like je te touite :

- Pour mon plus grand bonheur, Ma chère Caro du blog Le Jardin de Lys a encore partagé un morceau de son jardin avec moi :
Caro a vu que je cherchais le rosier Ghislaine de Féligonde rose ; elle m'a envoyé des boutures d'un rosier ressemblant : Mélanie Foucart. Je croise les doigts très fort pour que ces bébés prennent racine chez moi.
- Une association remarquable par chez moi : Les Dimanches Verts. L'édition spéciale 30 ans des "journées de l'arbre, de la plante et du fruit" aura lieu les 26 et 27 novembre à St Jean du Gard : 7000 visiteurs sont attendus (dont mon complice radio-jardinier Daniel Lys et moi)

       
        Moi
jardinière d'Occitanie, j'engagerai de grands débats, on a évoqué ci-dessus celui de l'énergie jardinière et il est légitime qu'il puisse y avoir sur ces questions-là de grands débats et soutiens bloguiens :

      Ma cop's Brindille, que vous connaissez bien (son blog est ) ne fait pas que jardiner. Elle réalise aussi des bijoux en "chemin de vie" véritable ; allez donc aimer sa page et choisir Votre bijou rien qu'à vous : 

   Moi jardinière d'Occitanie, j'introduirai la représentation proportionnelle pour les élections végètlatives car je pense qu'il est bon que l'ensemble des sensibilités botaniques soient représentées :

Lorsque je suis arrivée en 2011, l'espace comptait une cinquantaine de variétés de végétaux, arbres compris. Aujourd'hui, j'en ai compté 500 (sans compter celles qui ont crevé). Une belle assemblée végétale pour aller dans le sens de biodiversité. Photo prise le 13 novembre.

         Moi jardinière d 'Occitanie, « j'essaierai d'avoir de la hauteur de vue, pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions, mais en même temps je ne m'occuperai pas de tout, et j'aurai toujours le souci de la proximité avec les plantes. (photos prises depuis l'étage de Michèle et Henri) :
novembre 2011. Mes toutes 1ères réalisations : je veux planquer la vue vers chez les voisins alors je plante des grands bambous ; mais c'est un exercice très difficile de planquer le vis à vis lorsqu'il s'agit de 2 blocs de 2 maisons à étage. Ici, le bloc partiellement caché l'été par le tilleul
Novembre 2016 : Les bambous et les eucaplyptus feront leur oeuvre dans 5 ans, pour un écran hiver comme été

Novembre 2011 : à la perpendiculaire, 1 autre bloc mais 1 quinquennat de plus sera là aussi nécessaire pour un meilleur résultat. C'est pas grave, j'ai appris la patience.
novembre 2016

En octobre 2014, y avait du monde au balcon 

En novembre 2016, aussi !


En octobre 2014, je venais de terminer le bassin

En novembre 2016, je ne regrette rien.


Au terme de ce 1er quinquennat, c'est avec beaucoup de joie, d'optimisme, d'énergie et sans sondage que je fais campagne pour signer un second mandat. Et pour ces 5 prochaines années, le programme est simplifié :

           Moi jardinière d'Occitanie, je veux des fleurs, des feuilles, du bois, des abeilles, des couleurs, du rouge, du rosé bien frais, du rire et la paix pour tous...


Allez, je vous laisse car cette nuit, je vais demander à la lune...géante de sauver le bon goût dans l'hexagone !

Allez, je vous laisse car cette nuit je vais demander à la lune...géante de sauver le bon goût dans l'hexagone !

Allez, je vous laisse car cette nuit, je vais demander à la lune...géante de sauver le bon goût dans l'hexagone !

Allez, je vous laisse car cette nuit, je vais demander à la lune...géante de sauver le bon goût dans l'hexagone !


??? C'est étonnant : mon ordi se met aussi à anafoirer. 

Prenez soin de vous et de vos cultures ; on en a bien besoin. 


La jardinière en herbe requinquée 

mercredi 12 octobre 2016

Conne forever...

       Exceptionnellement, ce billet au sobre intitulé ne s'adresse pas à morano. Je le confesse publiquement : ce conne-là m'est décerné haut la main aujourd'hui (et les autres jours). J'ajoute même que je me suis surpassée dans mes bourdes ces derniers temps : Et d'un, je suis partie gaiement à la pépinière pour quelques achats de plantes bouche-troutrous ; j'en suis revenue avec 1/3 de végétaux pas rustiques pour deux sous qui boucheront les trous à peine le temps de...vous le raconter (à ma décharge, ce jour-là, personne n'était disponible pour me renseigner et les étiquettes arboraient des noms de plantes que je ne connaissais pas et que je trouvais jolies. Sûre de moi, j'ai mis dans mon panier.) Et de deux, en installant mes non rustiques encore gaiement, je plantais quelques joyeux coups de bêche dans un effort volontaire non feint : han...han...han....rhaaaa....couic... j'ai tailladé le tuyau du goutte à goutte enterré ; au départ du circuit, bien évidemment, ce qui bousille tout le réseau.
Allez, quelques aperçus pour étayer mon propos de conne :
Regardez à gauche : c'est-ti pas mignon ces petits pompons roses ? ça s'appelle Gomphrena globosa et ça gèle à -3°. Donc, oubliez.
Pourtant, j'avais eu un coup de coeur pour ces fleurettes qui ressemblent au trèfle : j'en ai pris 3 potées passque que lorsque je fais des conneries, c'est maux comptent triple !
De belles tiges de plus d'un mètre : il s'agit de la canne à sucre pourpre. Hey, j'en ai pris 2 pots ! Ne me demandez pas pourquoi j'ai pu croire que ça résisterait dans mon sud ; j'ai dû avoir, encore une fois, un con d'élan optimiste ; elle grille à +6°. Donc, à l'heure où j'écris, elle est en train d'agoniser. De guerre "lace" (c'est plus doux), j'en ai mis un pied en pot, histoire de moins culpabiliser en l'hivernant en serre ou dans mon salon cet hiver.
J'ai fait fort hein ? heureusement, il n'y a pas que ça puisque le reste est plus banal mais aussi plus adapté à mon climat. 
Vous voyez la fétuque bleue à gauche de la sauge blanche qui est à droite sur la photo ? Ben, j'en ai pris 2 pour boucher 2 trous. 
sauge guaranitica Purple Majesty ; c'est son pourpre qui me botte bien
Dans cette petite bordure à l'ombre, il y avait des lavandes qui, forcément, ne donnaient pas le meilleur d'elles-mêmes. J'ai remplacé par un Skimmia du Japon, un choisya ternata White Dazzle et une potée d'Ajuga reptans mais je reconnais qu'il faut avoir un oeil de lynx pour voir ces nouvelles plantations. 
Le massif que je devais agrandir au printemps a patienté jusqu'à maintenant (oeil de lynx toujours recommandé).
2 petits massifs mignons sont en train de naître devant l'abri tôle : des bananiers offerts par un cher collègue de travail passionné de jardinage. Hémérocalles et géranium Johnson's blue de ma copine Karine blond 66  ; et puis j'ai rajouté une euphorbe Efantia, des ancolies de vous les amies, un buis récup', une heuchère, une bignone chaipakoua et 2 sedums chaitoujourpakoua. Vous apercevez également le bout de tuyau goutte à goutte tranché.
Mais il n'y a pas que du « conne » dans cet épisode. Il y a aussi du Q.I. vrai, du Q.I. sage, du Q.I. hier, aujourd'hui et demain. Oui, L'Homme, puisqu'il s'agit bien de lui, n'a pas un Q.I sot. Je ne vous présente plus mon génie-deux-fois-l'an -sauf que cette année il a misé sur le jamais-deux-sans-trois- et dans sa course au désencombrement du garage il a d'une part construit un abri de jardin en tôle (voir le précédent billet) et a réitéré l'exploit avec une cabine en bois pour hiverner les accessoires de piscine et plein air. C'est ainsi que désormais tous les coussins de la banquette palette (1 mètre cube d'ouates et d'étoffes au moins), les parasols, les chaises longues etc. seront remisés dans cette extension de la cabane, jolie et pratique. 
Pendant la réalisation
Avant peinture
Après peinture ; manque plus que le revêtement du toit qui sera fait en même temps que celui de l'abri tôle


Et pour verrouiller le sujet abri-cabine, je n'ai pas trouvé meilleur argument que cette vue.
C'est Le Chèri qui a choisi de cadenasser ses outils rien que pour me rassurer ; ça me fait plaisir.

Il est vraiment balèze L'Homme, hein ?! Je suis conn'sciente que je vais recevoir de nombreuses demandes du style : "Mon mec est une grosse feignasse ; pouvez-vous m'envoyer les coordonnées du vôtre à tout prix ?". Je répondrai par retour : "L'Homme n'est pas monnayable...sauf si votre "à tout prix" est un réel atout." 

Pour terminer, voici un épisode méditerranéen-cévenol de fleurs d'octobre. Mon jardin est beau au printemps et remet  ça longuement en automne. Entre les deux, il fait de grosses siestes ; un typique caractère du sud. 


J'ai dû ligoter presque tous les grands asters et un miscanthus dans du raphia (je l'ai pris violet) car ils s'avachissaient au moindre souffle d'air.




Cette touffe de fleurs mauves n'est autre que des Tulbaghias. Jamais décevants ces ails d'ornement : comestibles (mais j'ai jamais essayé), fait fuir les pucerons, rustiques jusqu'à -10°, très résistants au sec, au soleil brûlant, aux pluies torrentielles, en fleurs tout l'été... Je vais en éparpiller dans tous les massifs.



Une sauge annuelle qui s'appelle Gogo Purple. Comme sa cousine guaranitica Purple Majesty, c'est sa couleur qui me fait craquer : j'adore le pourpre.


Toutes les plantes qui se trouvaient là ne poussaient pas. J'ai tout supprimé et j'ai remplacé par des "bûches-trous" et des boutures de tapissantes : des céraistes. Ok, j'admets que ce n'est pas du jardinage mais plutôt de la mise en scène.

Mais ça le fait, non ?

 Tous les arbres à troncs encore jeunes sont bardés de bandes de glu pour empêcher notre chat, qui adore le pol dance, de blesser les jeunes écorces.

 entre santoline grise et armoise, le corail du fuchsia de Californie ou Epilobium commence tout juste à se voir. Un cosmos s'est invité à la fête d'automne à la dernière minute.

Un pennisetum rubrum frileux ; je l'ai planté en pot en connaissance de cause 


L'aridité rythmait l'été ; les fleurettes pimpantes orchestrent l'automne. 













En août 2014, (été pluvieux où tout était resté vert) c'était encore vide et sans volume...

Octobre 2016,  les volumes se remarquent et les nouvelles "constructions" occupent bien l'espace. Ce qui est marquant, c'est le Cotinus Royal Purple qui était tout minus sur la photo 2014 (oeil de lynx toujours d'actu). Entre avril 2016 et maintenant, il a fait une poussée de plus de 1m50. Je savais pas que c'était possible.

Ben voilà, mon petit doigt me dit que vous devez arriver à saturation pour aujourd'hui. La suite bientôt car les nouveaux arbres ne devraient plus tarder à arriver ...
En attendant, je vous souhaite un superbe mois automnal à l'heure d'été.
Très amicalement,


La jardinière en herbe conne et rit


P.S. : je m’attelle à répondre à vos commentaires sur le précédent billet pendant que vous lisez celui-ci. Ch'uis toujours à la bourre en ce moment, travail oblige...

mardi 20 septembre 2016

Hominidés

 
  Bien longtemps après l'Homo Erectus, est apparu l'Homo Idealus, autrement dit l'homme qui a de la suite dans les idées. 
Dans la maison que j'occupe, il y a 2 Homo Idealus  (naaan, je suis pas polyghomme) :  L'Homme de Michèle que nous appellerons Henri pour préserver son anonymat et mon Homme à moi que nous appellerons L'Homme pour le préserver de l'hystérie gynérale que va déclencher la série de photos ci-secundo. Quoi de plus naturel que de rendre hommage aujourd'hui à ces 2 illustres Homo Idealus sur toute la planète Internet ? (Comment ça ? vous me trouvez mégalo?). 
            Primo :
Si le jardin est resté beau cet été malgré la sécheresse cuisante, c'est grâce à l'attention et au sacré flair jardinier de M'sieur Henri qui a bichonné d'abreuvages, intelligemment dosés, chaque parcelle des massifs durant toute la saison chaude. Outre le fait qu'il m'a énormément soulagée de la corvée rérérérérérérérérérérépétitive d'arrosages, la patience, les soins et les levers matinaux d'Henri ont tout bonnement sauvé 98 % des plantes d'un crevage certain. Pour les 2 % restants, ni lui, ni personne n'auraient pu lutter contre le serial killer Soleil formellement identifié et reconnu coupable de végétalicide sur une clématite Frekles et sur les dalhias. Fort heureusement, ce criminel soleil a été arrêté le 14 septembre par la patrouille de la pluie après une traque sans merci.
Enfin...si ! y a des mercis immenses ; ils sont tous pour HENRI !
Les preuves de son épreuve : 

Contrairement à l'été 2015 où le jardin avait salement souffert, les massifs 2016 sont restés plus verts, plus costauds.
Henri a veillé quotidiennement sur les plantes récemment plantées et ça a marché : cette extension de massif pourtant exposé en plein cagnard toute la journée a super bien résisté. 
Ce petit Kalimeris Blue Star a fleuri sans arrêt de juin à début septembre !


Croyez-moi, dans ma région, peu de jardins montrent des feuilles dressées et des fleurs en plein été...
...ben chez nous, tout a continué à bien pousser (sauf l'herbe qui a salement jauni et ne peut plus mettre en valeur tous les massifs)
En août : la mousse est sèche certes (répétez très vite), la pyrale ravage des buis certes aussi mais tout le reste va bien
En septembre.
Tiens, au passage, message pour Shuki : "maintenant, je fais comme toi et garde les grandes tiges d'agapanthes défleuries : j'adore ! Merci pour l'idée Shuki." 
Tout l'été aussi, les Convolvulus mauritanicus ont produit chaque jour leurs si jolies fleurs mauves
Les Plumbago capensis ont commencé leur floraison à la mi-août seulement mais ne s'arrêtent plus depuis
Pour les remontées de roses, ici c'est un peu la descente aux enfers sauf pour Blush Noisette qui revient timidement.
Toutes les plantes se sont bien plus développées qu'en 2015
Au printemps 2015, j'avais mis une vanille d'eau dans le micro bassin parce qu'il est en situation ombragée et que cette vanille n'aime pas trop le soleil. Hélas, dès qu'une feuille apparaissait, elle était aussitôt mangée par les escargots. J'ai donc pris le risque de déménager cette vanille en plein mois de juillet dans le petit bassin exposé au soleil et...youpi, y a enfin des fleurs (juste 2 mais je suis d'un naturel enthousiaste) !
Parmi les plantes qui te permettent de rester digne quand tu jardines dans le sud, il y a les succulentes. Chez moi, il y a bien sûr les Sedum qui tirent super bien leur épingle du jeu et il y a aussi cette Echeveria (je crois) plantée en 2015 en pleine terre. 1ère fois qu'elle fleurit ; sur le thème de St Jean de Beauregard septembre 2016 s'il vous plaît (dommage, j'y serai pas)

            Secundo : 
Le garage de mon logis étant plein comme un œuf, il fallait trier et faire du grand ménage mais même avec ce déploiement de faits exceptionnels (je vous ai jamais raconté à quel point j'ai horreur du ménage de printemps, d'été, d'automne, d'hiver etc. ?), il restait toujours aussi œuf ; inutile de vous préciser qu'en dehors de la voiture de Barbie-part-en-week-end, aucun véhicule ne peut pénétrer dans ce bordel. Comme vous le savez déjà, L'Homme a un quota d'idées par an  (si vous voulez voir son quota 2014, c'est ICI, 2015 par là...euh...ah bé non, c'était une année sabbatique ou pas publiée dans ces pages) ; 2016 fut la piscine en avril et  ; pour sa session septembre 2016, il s'est distingué avec l'achat d'un abri de jardin métallique de 6m2 utiles pour désencombrer le garage. Un choix pas spécialement esthétique mais relativement bon marché, pratique et facile ; quoique le terme facile ne soit pas le plus approprié. Commandée sur une bourrique boutique en ligne (Oogarden pour ne pas la nommer), cette grande bâtisse ferraille en kit est arrivée en temps et en heure ; jusqu'ici tout allait bien. L'Homme avait posé un congé en prévision du montage qui nécessite, selon la fiche technique, 1 journée à deux. Mais L'Homme est fort et se réserve ce merdier à lui tout seul. Le hic, c'est qu'après avoir fait l'inventaire du contenu du colis (1 carton de 14cm d'épaisseur sur 1m60 de long et je sais plus combien de large), Mon Sieur se rend compte qu'il manque UNE pièce maîtresse sur les 172000 environ – kit : nom masculin invariable parce qu'il fallait bien trouver un mot très court pour décrire un cauchemar interminable - Et cette pièce manquante, c'est la base même de l'abri. J'envoie un mail immédiatement au SAV du site : 1 semaine après, je n'ai toujours pas de réponse. Vous dire que nous sommes franchement mécontents reste très poli. Ces inconscients m'ont envoyé depuis la classique demande des vendeurs en ligne :"Vous avez récemment effectué un achat sur www.oogarden.con. Votre avis sur cette commande est précieux. Donnez votre avis dès maintenant. 1 minute suffit !". Eh bien, même en tapant à deux doigts sur le clavier, j'ai mis 1 seule seconde pour écrire "NUL" - nul : nom ou adjectif qui s'accorde en genre et en nombre avec Gros, parce qu'il fallait bien trouver un mot très court pour désigner un grand groupe d'incompétents - Heureusement que My Homme sait faire pour trouver une solution de substitution à cette mésaventure : il a improvisé un socle impeccable et a pu se lancer dans le montage. 
Les preuves de sa rude épreuve :

D'abord, L'Homme s'échauffe : il faut déplacer ces 2 stères de bois parce que l'abri va être là, contre la façade nord de la maison
Même s'il a  l'habitude de monter des trucs chiants (je parle pas de moi), il a bien galéré avec ces tôles.
Contre la façade, vous apercevez les treillages sur lesquels l'Akebia quinata Cream Form a grimpé en quelques jours ; des lianes de plus de 3 mètres sur la saison.
Allez, plus que le toit et les portes et les étagères et l'électricité et le rangement et les plantations autour...et ça sera fini. Vous avez vu ? on a choisi un modèle avec bûcher pour 2 stères et la teinte gris anthracite nous plaisait plus que les modèles verts proposés plus couramment.
Rhôôô, il commence enfin à ressembler à quelque chose...cet abri. 
Mais...mais...mais...horreur !!! Le pauvre Homme n'en peut plus et s'effondre !!! Vite, un petit remontant (et vous voyez clairement que c'était pas des tablettes de chocolat) et ça repart.
L'Homme Idéal est arrivé au terme de sa mission. Bravo Le Chèri !!!
Pour plus de cohérence vu la proximité de la cabane de Tornade, L'Homme posera sur le toit de l'abri le même revêtement écorces que celui de la cabane
J'ai repeint les montants de l'abri, initialement beige-ni-tu-ni-vous, avec la peinture gris vert de la cabane. C'est côôrdônnè !


Tout ça pour dire qu'avoir des Homo Idealus dans sa parcelle, c'est IDEAL pour une jardinière en herbe.

MERCI LES MEN ! Z'ETES PARFAITS, CHANGEZ RIEN.

Et à ce moment précis, vous, chères lectrices et chers lecteurs, vous vous demandez :
"Mais elle ? qu'est-ce qu'elle a foutu la jardinière pendant tout l'été, hein ?"

Je m'attendais à votre question et vous réponds du tac au tac :
"Rien, car il ne faut jamais taper l'incruste dans le travail d'un Homo Idealus : ça l'emmerde !"
Conclusion : j'adore être une emmerdeuse, ça me repose. 


La jardinière en herbe, femmerdeuse

P.S. : prochain billet : le bal des plantations est ouvert.