jeudi 18 août 2016

Le bout du bout ?

 Comment allez-vous depuis tout ce temps ? Moi, pas mal du tout. Déjà un peu nostalgique de mes congés annuels qui s'achèveront dans quelques jours : J'ai passé de magnifiques vacances dans une chaude ambiance. En effet, nous sommes partis quelques jours à l'hôtel restaurant "Le Moulin de la Pipe" situé dans les gorges profondes de l'Ombèze...ou l'Omblèze (il m'arrive de me faire des nœuds dans les noms) du côté du vert corps euh....Vercors.
Entre plaisirs de bouche grâce aux spécialités locales nombreuses et variées et découvertes de jolis sites tels que (entre autres) : "Le Trou qui souffle" (bah oui, faut bien faire des pauses des fois) ou "le Jardin Zen d'Erik Borja" , nous avons bien profité de cette parenthèse glande +++++.
Au programme, juste avant de passer à table (je précise que Max n'est pas un saisonnier.)...
...Laquelle table est en accord parfait avec l'endroit 
La clé de la chambre aussi...

...Une belle pipe bien taillée dans le bois
Un hôtel restau au décor broc' trop chou où tout est pensé pour que vous soyez toujours à l'aise Blaise. Une adresse que je vous recommande chaudement pour des périodes où le quotidien vous pèsera et que vous souhaiterez le bousculer un peu.
Sans compter qu'à 2 bornes du Moulin, vous avez une petite rando à faire pour découvrir la sublime chute de la Druise (72 mètres). 
Nous avons été subjugués par le beauté du jardin Zen d'Erik Borja. Si vous voulez de vraies belles photos, allez directement sur le site, c'est plus sûr : vous comprendrez mieux les 5 jardins en un.
Oh my god, il y a 3 plans d'eau extraordinaires dont celui-ci !
Tout l'art de la taille...

Erik Borja a ouvert son jardin à l'artiste Paca Sanchez pour une oeuvre dans son oeuvre :
« Calligraphie poétique du végétal. » (visible jusqu'au 31 août)

Je serais restée des heures à contempler ce Sophora pleurer.
          Sinon, cet été je me suis aussi interrogée sur l'intérêt de poursuivre ce blog puisque j'arrive au bout (ah ben oui, c'est la thématique du jour) des aménagements principaux du jardin et que je vous sers toujours les mêmes vues d'ensemble. Si on ajoute que mes progrès en art de la photographie laissent définitivement à désirer malgré 3 ans de pratique régulière, l'idée de stopper le massacre m'a effleurée à plusieurs reprises.
Or, aujourd'hui, en ce troisième anniversaire de Jardine et ris, j'ai finalement opté pour la poursuite...encore un peu. Ne serait-ce que pour ne pas perdre le contact avec vous toutes et tous qui participez directement ou indirectement à mes aventures jardinières. Oui, il me reste encore tant à apprendre et ces pages me lient à vous pour ce développement durable. Immense merci !
Bien à vous mes chères et chers amis-jardinautes !

La Jardinière en herbe en sus

samedi 18 juin 2016

Ne jamais se moquer du physique d'autrui...


...oui mais pour une fois, je vais faire une entorse à mes principes : quand une tête me revient pas (j'éprouve ça quand la mocheté de l'intérieur transpire jusqu'aux cheveux), je fais des simulations de relookingues extrêmes pour me défouler (comme quand j'étais gosse et que je grimais les ganaches des 1ères pages télé7jours de ma grand mère). Aujourd'hui, , je suis sûre que vous l'aviez déjà deviné grâce à l'indice "cheveux", je coupe, je taille sur le cas de trump :  
trump pète dès Jéricho parce qu'il souffre certainement d'aérophagie
là, ça aurait pu passer mais l'entretien des racines s'annonçant compliqué, son sourire trumpeur s'est effacé aussitôt.
 Ffffuck, qu'il a dit ! cette idée-là lui plaît pas non plus. En même temps, des cheveux d'anges sur un diable, c'est vrai que c'est de mauvais goût.
Mmmmm, nan ; toujours pas ; la verveine le calme pas.

Aaah voilà, j'ai trouvé la formule qui lui sied le mieux : un gros étrump sur sa grosse tête
Si, dans les prochaines semaines, vous vous apercevez que je suis absente de la blogo, c'est que les services de Donald, le rirififiloulou crew, m'auront gaulée. En attendant, qu'est-ce qu'on a envie de crier à trump, hein ? trump, nous te crions : "les grosses truies t'emmerdent  !!!!!".

Magnifique transition pour vous parler maintenant de Teucrium : 
1ère année au jardin pour ces deux pieds de teucrium hircanicum ; je les adore et je vais tenter la multiplication par bouturage.
Teucrium ackermanii : il supporte le soleil, le sec, le froid, la terre pauvre...bref, parfait ici.
Teucrium flavum a pris une allure dégingandée. Dès la fin de sa floraison (discrète), je le reformerai par une taille (facile)
Voilà sa fleur. De nombreux descriptifs la disent inintéressante mais moi je l'aime bien.
Installé au printemps 2015, ce Teucrium fructicans (trés très très répandu dans ma région) a terminé sa floraison mauve ; j'apprécie son joli feuillage gris et sa facilité de culture même si, honte à moi, j'en ai fait crever un à mes débuts dans ce jardin.
Zou, l'a fini de crier, Aline ; maintenant, quelques vues de fleurs, de trucs bizarres et d'ensemble :

Michèle a déniché des sièges tonneaux aux puces et les a habillés de toile à matelas ; j'ai ajouté des palettes lasurées en guise de table basse. Message perso : "Michèle, il a plu cette nuit et j'ai mis les coussins de ton bain de soleil à sécher. En attendant, j'ai jeté dessus ce tissu vintage et un autre coussin pour la photo ; ça fait méridienne de princesse". Allez hop, un espace repos-apéros de plus au jardin (situé tout à fait à l'opposé de la piscine histoire de varier les plaisirs)
Plantée en avril dans un grand bac en bois, la clématite viticella Polish Spirit me plaît énormément.
Cuphea viscosissima de ma cop's Maryse du si beau blog "Au gré du jardin" 
Toujours grâce à Maryse pour ma plus grande joie : J'AI une centaurée Black ball. Je vais soigneusement récolter les graines de cette annuelle.
Un arbre à perruque Royal Purple que j'aurais pu proposer à trump mais i peut s'brosser. 
Oh ma god, la lavatère, rabattue très sévèrement en automne dernier, a triplé en volume et en fleurs par rapport à l'an dernier. Faut en profiter : ce n'est pas une plante qui vit très longtemps...
Entre oranges, elles se comprennent : c'est tonique 
 Chapitre étrangetés et/ou parasites : 
ça pourrait être le coeur de trump mais en fait ça s'appelle coeur de sorcière ou Clathrus ruber ; un champignon bien rouge (non toxique mais non comestible) qui se développe dans les copeaux de bois. 
J'en ai trouvé 2 ce matin

Autre étrangeté : l'Orobanche est une plante parasite (saleté) sans chlorophylle. Faut essayer de la dégager et ne surtout pas la mettre au compost.  Elle pique tous les nutriments de la plante au pied de laquelle elle s'installe et la fait mourir. La poisse.
Dernière merde : La chrysomèle de la viorne, un coléoptère, est un prédateur dont larves comme adultes dévorent les feuilles en juin, ne laissant que les nervures. Je vais tenter le savon noir et un binage du sol qui exposera les milliers de larves à leurs prédateurs : coccinelles, punaises etc. Au printemps prochain, je taillerai et appliquerai une huile horticole bio. Ce qui m'embête le plus, c'est qu'il y a beaucoup de lauriers tin ici.
Pour terminer, des trucs moins dégueu :
Mes petits matins bleus...
Conclusion, un jardin est le reflet du monde : y a des gentils mais aussi des gros cons de parasites.
Sur ces paroles délicates et subtiles, je vous adresse toute mon amitié et vous dis "à très bientôt... j'espère !".

P.S. : j'ai un peu honte de n'avoir pas encore pris le temps le temps de répondre à tous vos commentaires sur le précédent billet (la vie m'occupe beaucoup) mais sachez que je lis toujours toutes vos remarques avec grand intérêt et très grand plaisir !
La Jardinière en herbe mi-tigée

mardi 7 juin 2016

Attention, je sors ma griffe !


Il est fréquent de dire d'un homme

 « Waaaaa, qu'est ce qu'il est bien outillé !» 
lorsqu'il a une belle B-
oîte à outils bien pleine. Eh bien désormais, les actions  « égalité des chances entre hommes et femmes » y contribuant,  
sachez que la formule s'adresse aussi aux femmes. Mais oui, une femme 
est bien pourvue lorsqu'elle a un
beau P-
artenariat avec Botanic
C'est mon cas.

Je vous présente mon nouveau doudou : la griffe écolo de Botanic ! Elle est juste extraordinaire pour moi. Avec elle, je décompacte la terre entre les plantes des massifs et j'extirpe facilement les adventices (sauf la saloperie de potentille rampante qui résiste à tout avec sa racine pivotante si profondément ancrée) 
Comme Botanic me proposait généreusement plusieurs produits à tester, j'ai jeté mon dévolu sur une Oyas. Chauvine sur les bords, j'ai d'abord fait ce choix car la fabrique de ces pots se situe près de chez moi, dans l'Hérault. Ensuite, je suis une traumatisée des arrosages d'été donc ce procédé "novateur...vieux de 4000 ans" était plus que susceptible de m'intéresser. Après essai, je confirme : ce système hyper ingénieux de contenant en céramique micro-poreuse me botte énormément. Tu enterres ton pot, tu le remplis d'eau, tu remets le mignon petit couvercle et hop, t'es tranquille pour quelque temps !
Je l'ai installée sur une partie non servie par l'arrosage au goutte à goutte et qui reste sèche même quand il pleut à seaux. Une chose est sûre : je vais en acheter d'autres car l'efficacité est carrément convaincante. J'imagine aussi que ça peut être La solution pour les personnes qui jardinent dans des bacs sur des balcons et ne veulent pas s'emmerder avec un sytème d'arrosage visible, disgracieux et moins "écolomique" !
Mon seul regret, j'aurais dû prendre un grand modèle puisque voui, plusieurs tailles sont disponibles.
Enfin, pour la plus grande joie de ma Poussine Tornade, j'ai aussi eu le plaisir de recevoir également un abri à coccinelles...toujours signé Botanic
Juste après la photo, nous avons installé cette maisonnette plus bas, plus à l'abri et plus près du feuillage de Blush noisette. Maintenant, ma Puce veut se lancer dans l'élevage de coccinelles !
Un immense merci à Botanic et tout particulièrement à Guillaume, mon interlocuteur privilégié dans cette aventure !

Passons à présent aux nouvelles en direct du jardin : ça pousse. C'est heureux, me direz-vous. Mais comme le contexte pluie-en-juin-dans-le-Gard est plutôt exceptionnel chez moi, le phénomène "pousse" est très amplifié et je ne sais plus où donner de la tête ; ce qui explique mon nombre d'écrits ridiculement bas dans ma case blog. Pour aujourd'hui, je vais vous la faire sauges et verveines ; c'est une petite sélection hein parce que si je vous montrais toutes les sauges et verveines du jardin, vous auriez de la lecture jusqu'à demain.
Sauge :
Admirative des couvre-sol présentés par Le Duo dans cet article, j'avouais, dans le commentaire que je leur avais laissé, ma peine à en trouver de bien adaptés à ma région. Mais, j'avais oublié les jolis érigeons qui commencent à bien coussiner partout et j'avais aussi omis cette sauge rampante plantée en mai 2014. Jusque là, elle ne donnait pas grand chose. Mais voilà, cette année, elle a actionné les rampes rapides et se glisse partout sans étrangler ou abîmer les autres végétaux. Alors c'est vrai qu'il ne s'agit du pur couvre-sol qui reste au ras du sol vu que ces sauges montent à 40 cm mais je valide.
J'adore son bleu ciel du midi à midi 
Verveine :
Couvre sol encore, ce sont les verveines rugueuses qui sont hautes comme je suis épaisse. Qwa ? ça vous parle pas parce que vous m'avez jamais vue ? Eh bien, vous voyez le tour de taille d'Inès de la Fressange à l'époque où elle mannequinait ? C'est moi mais avec 10 cm ou 17 cm de plus selon mon appétit.
Bref, je sais que plein de jardinières et jardiniers finissent par trouver cette verveine rugueuse trop envahissante mais perso, vu qu'il ne pousse pas grand chose en couvre-sol, en plein soleil dans un sol archi pauvre et sec, je la garde précieusement.
Sauge :
Pour leur 1ère année au jardin, les sauges sclarées donnent déjà le meilleur d'elles-mêmes. Elles sont aussi grandes que moi. Qwa ? ça vous parle pas parce que vous m'avez jamais vue ? eh bien, pensez à Inès de la Fressange puis soustrayez 10 ou 17 cm (je porte des talons de 7 cm - oui, 7 cm de talon pour moi c'est le max passque au-delà, je me prends des gamelles et ça me fout la honte en plus de me faire mal aux genoux -) et ça vous donne une idée de ma stature. 
Verveine :
Aaaaah, les verveines de Buenos Aires....Elles sont aussi grandes que moi...Qwa ?....
rhaaa, ça va, ça va, j'arrête
Ces verveines sont si faciles à cultiver que j'en prélève des éclats et en plante un peu partout. Du coup, en ce moment, entre elles, les lavandes, népétas, sauges, convolvulus etc. je vois la vie en mauve/violet.

Pour terminer, quelques photos en vrac (moi, non) :
Je savoure l'ombre dense des grands arbres
Je savoure le Papaver Orientale "Royal Chocolate Distinction" 
Je savoure les géraniums sanguineum, spirée, agapanthes qui seront nombreuses cette année, nénuphars etc.
Je savoure la digitale Apricot de ma grande
et chère amie Caro 
Je savoure les convolvulus mauritanicus, géniaux couvre-sol arrivés grâce à mon super pote de radio Daniel Lys
Je savoure ce dahlia imperialis, rare dahlia rescapé de l'appétit féroce des escargots et limaces en nombre hallucinant cette année
Je savoure de regarder pousser vos graines, Karine, Capucyne, Maryse, Gine, Louli...  
C'est d'ailleurs un de vos pavots ! 
Ici, ce sont les graines de persicaire orientalis (encore de ma Caro). Paraît qu'elles n'aiment pas être repiquées mais j'ai opéré il y a quinzaine de jours et apparemment tout se passe bien. Bon, j'avoue, j'ai fait un truc pas bien pour que tout se passe mieux : pour la 1ère fois de ma vie, j'ai eu recours au Ferramol tant les attaques de limaces étaient sévères.  Même compatible avec l'agriculture bio, ce produit zigouille les mollusques et je me sens coupable.  Mais après avoir quasi perdu mon Lys géant de l'Himalaya, après avoir perdu le 1er jet de semis de vos graines, après avoir perdu 6 dahlias et vu plein d'autres plantes se faire défigurer, j'ai craqué.
Encore des graines de cerinthes major de Karine, un Anthriscus Rawenswing de Gine, des phlox de Daniel Lys. Tout à gauche, j'ai tenté un Tulbaghia variegata. Euh...fidèle à ma technique "photos-pourries-jardine-et-ris", on ne voit pas grand chose mais j'essaierai de mieux faire ultérieurement, je le promets. De plus, je précise que ces photos ont quelques jours et que les floraisons ont commencé. Chic, trop belles les cerinthes !
Je savoure The Fairy 2016
et tous les rosiers, particulièrement beaux cette année.
Je savoure tout de cette fin de printemps 2016 dans mon jardin et dans tous les vôtres à travers vos photos non pourries.

En guise de signature de ce billet, je reprends simplement une phrase de Catherine Trautmann (qui fut ministre de la communication) :  
"je vous souhaite à toutes et à tous, de goûter la saveur de l'avenir"...au jardin !
Bien amicalement,
La jardinière en herbe en grande forme