vendredi 8 septembre 2017

Comment j'ai super réussi mon jardin sec

Bien chers vous toutes et tous, 
Sans attendre, pour me faire pardonner mes longs silences bloguistes, je vais vous livrer PAS A PAS l'incroyable RECETTE INRATABLE DU JARDIN SEC

A en croire la presse spécialisée, le talent des experts de jardins sans eau repose essentiellement sur un choix savant des variétés à installer. BALIVERNE ! Regardez attentivement la suite et vous constaterez que ma méthode à moi fonctionne avec n'importe quelle plante. Naturellement, quelques prérequis sont nécessaires pour le plein succès de l'entreprise : opérer sur une zone de l'arc méditerranéen, se cogner 3 périodes de sévère canicule, se prendre 4 mois sans pluie dans la gueule et ne pas négliger le vent bien sûr. Allez, démonstration :

C'était un rosier... il s'est parfaitement adapté au sec
A votre avis, faut-il mettre la tondeuse en vente sur le bon coin ?
Même les santolines en pot ont su s'accommoder de la canicule... la première canicule. Après, elles ont renoncé.
Oubli d'arrosage pendant une semaine et le résultat ne s'est pas fait attendre : Parfaitement sec jusqu'au bout des feuilles, un eucalyptus planté en novembre dernier.
Je l'avais déplacée en avril cette...quoi déjà ? ah oui, immortelle... cette menteuse fait moins la maligne. Vous apercevez aussi une euphorbe. Eh bien, sachez que  j'ai quelques euphorbes qui ont grillé aussi
Il s'agissait de l’œnothère du Missouri. Ouaip, en effet j'ai mi-souris en voyant son évolution.
Lui il repoussera : Phlomis russeliana
Dans un jardin sec, tu risques pas l'indigestion de framboises.
Le Phormium a un malaise...
....et la Cordyline pourpre aussi
Une heuchère est passée de vie à trépas...
..l'Hydrangea pétiolaris est au bord de la suivre (planté au nord, arrosé 3 fois/semaine)
C'était des Bidens mais je m'en fous.
euh là, c'était des Penstemons et je m'en fous pas.
Il reste quand même beaucoup de jolies choses sur lesquelles le sec n'as pas fonctionné : normal, on a triché et on a arrosé. Sédum José Aubergine
J'en avais mis plusieurs pieds un peu partout dans le jardin.
En plein cagnard, encore un sédum pourpre. Mais dans "plein cagnard", plein et cagnard sont en trop pour ces variétés


Grâce aux 1680 heures d'arrosage, grosso modo le jardin est resté potable !
Un des bouleaux en bac n'a pas compris ce qu'il se passait. Il s'est mis en coma très très profond depuis début juillet
Et puis j'apprécie des petites scènes comme celle-ci. Faut dire que ces anémones du Japon sont exposées à mi-ombre. Plus à l'ombre qu'à mi et les arrosages ont fait le reste
Là aussi les arrosoirs ont valsé tout l'été pour maintenir l'ensemble.
Le bassin, RAS si ce n'est qu'il a fallu souvent refaire le niveau
Rien à dire de cette photo, je l'ai mise juste pour me rappeler qu'en temps ordinaire, un jardin est vert.
Très très souvent arrosé aussi tout ça pour avoir cet effet.
Idem ici, au goutte à goutte mais faut que je révise tout le circuit.
Bon, comme je ne vais pas mégoter sur mon argumentaire, je vous conseille vivement de brancher vos batteries : 
j'ai décidé d'arrêter de jardiner. Oui, rien que ça. Tenter la création de scènes végétales gracieuses, investir beaucoup de temps, d'énergie et d'argent dans le seul espoir de savourer de jolies vues, de me prélasser dans un écrin de verdure en ville puis passer 4 longs mois dans l'angoisse de tout voir crever,  vivre l'enfer des arrosages quotidiens est devenu copieusement insupportable cet été. Et encore, je suis chanceuse dans mon malheur car Henri a assuré un max d'arrosages et a porté une attention quotidienne au jardin. (Henri, z'êtes le best jardinier du Gard !) Rappelez-vous, j'avais déjà éprouvé ce découragement pendant l'été 2015 mais j'avais refusé de renoncer dès que la pluie de fin août m'avait laissé respirer. Eh oui, j'avais la naïveté de croire que j'avais subi un phénomène exceptionnel. 2 ans plus tard, après 4 mois sans pluie en ce 8ème jour de septembre, les prévisions restent au beau fixe douceur/soleil/vent/moustiques (oups, je mens : ils annoncent, peut-être-mais-c'est-vraiment-pas-sûr-du-tout, 0,3 mm pour samedi). Les dégâts sont considérables dans mon département. Je n'ai pas eu le temps faire des photos de toutes ces haies de persistants (photinias, lauriers palme, eleagnus, pittosporum etc), de ces fruitiers, de ces vieux arbres, de ces Viornes Tin, de ces bambous raides morts partout dans ma ville et tout autour. Une désolation sans nom. 
Bien sûr, je ne conteste pas qu'un jardin sec travaillé, comme on peut le voir chez Françoise, fonctionne à merveille....lorsque le paysage environnant est en cohérence avec ce type de création. Or, je vis en milieu urbain et la beauté d'un jardin sec avec ses plantes en dormance l'été friserait le ridicule vs moche chez moi : trop plat, point d'horizon ouvert, vallonné, pas de dialogue avec un environnement flatteur, quoi ! Il n'y a que ma terre archi pauvre qui rentrerait pile poil dans les critères mais bref...ça le ferait pas. De plus, les seuls arbustes susceptibles de résister aux ardeurs des 43° sans un seul orage salvateur (je dis bien susceptibles car j'en ai vu de bien rétamés dans les maisons voisines) sont les lauriers roses mais j'avoue que j'ai fait une overdose de ces espèces dans ma précédente maison où les proprio n'avaient planté que ça ; ok, il y a aussi les pistachiers lentisques (j'en ai perdu un cet été, c'est insultant !) ou les filaires (à moitié crevés aussi chez moi) mais pffffff, je n'ai même plus envie de creuser le sujet. Ici rien ne fonctionne sans arrosage. Même ce que j'ai planté il y a plus de 3 ans, même si j'ai toujours principalement choisi des sujets réputés pour leur bonne résistance au sec. Rien. Si la plupart des plantes chez moi sont encore en vie à ce jour, c'est que nous les avons abreuvées régulièrement (je n'ose imaginer la facture d'eau à venir). J'ai bien sûr utilisé la meilleure façon d'arroser qui est préconisée : tard le soir et abondamment mais rien n'y fait ; 2 jours après, tout pendouille lamentablement et c'est toujours d'actualité aujourd'hui. L'Homme m'a avoué délicatement cet été : "Tu fais chier tout le monde avec ton jardin"... C'est pas faux. Et comme ce n'était pas mon intention, je rétrograde : Dès que la terre sera assouplie par quelques pluies (soit en...je sais paaas...novembre ? décembre ? 2022 ?), je vais donc remanier le jardin une ultime fois en rapprochant un maximum de plantes dans les massifs pourvus d'arrosages au goutte à goutte et je vais éliminer les autres massifs. S'il me reste des végétaux incasables, je les vendrai sur un marché aux puces au printemps prochain car c'est au-dessus de mes forces de les regarder calancher sans réagir et de penser en plus aux sommes dingues que j'ai investies pour si piètre résultat. Je n'en peux plus d'être sur le qui-vive en permanence pour de basses questions d'hydratation. 
Pas glop tout ça hein ? Sachez quand même que je ne suis pas non plus au 36ème dessous en racontant ce virage à 360° (voyez comme je suis obsédée par les degrés) dans ma vie de jardinière (je précise "vie de jardinière" car dans ma vie de bonne vivante, je tourne juste aux 12, 13 ou 14° du vin). Ma décision est très réfléchie, lucide comme je me plais à le dire. J'ai essayé de faire au mieux pendant 6 années et j'en suis d'ailleurs très fière mais le déplaisir a fini par prendre le dessus. La désertification arrive doucement et jardiner dans le Gard est une folie non constructive. Arf, ça me dérange pas de passer pour la plus timbrée des timbrées mais pas au bout d'un tuyau d'arrosage, ah ça non, j'ai ma dignité bon sang !
J'ajoute aussi que d'autres événements, beaucoup plus graves, m'ont touchée en plein cœur tout l'été ; je relativise donc plus facilement tout ce qui peut arriver côté jardin.
Bien sûr, je repasserai de temps en temps par mon blog pour vous faire suivre encore l'évolution de mon jardin car je compte bien entretenir et maîtriser sagement ce qu'il restera de végétaux ; je serai toujours ravie de vous montrer une jolie floraison (on sait jamais...) ou un sujet qui a miraculeusement réussi à pousser normalement mais l'excitation d'une nouvelle plante, d'un nouvel arbuste, d'un nouveau massif, mon acharnement et ma persévérance à essayer d'embellir, tout ça s'est définitivement éteint. Ma passion pour les jardins passera exclusivement par mes visites des vôtres en virtuel et je sais qu'à la moindre occaz je foncerai en visiter en vrai. Je ne perdrai pas le fil de la discussion, croyez-le bien mais je me limiterai aux frontières de la théorie-plaisir-des-yeux sans pénétrer dans le pays de la pratique. 
Je vous souhaite un automne magnifique, de belles rasades de pluie, une santé de vert euh...de fer car ça reste le meilleur terreau des passionnées(és).
Très amicalement,

La jardinière en herbe sèche forever

25 commentaires:

  1. Me voici chère Aline, comme deux ronds de flan devant cette affligeante nouvelle et ces tristes images et crois-moi, je t'adresse toute ma compassion jardinière ! Un tel résultat malgré des arrosages réguliers ! On n'y croit pas, enfin si, je te crois et je comprends très bien car les épisodes caniculaires se sont succédé ici aussi mais en bien moindre quantité et j'ai eu bien du mal ainsi que le mien d'Homme, à garder le jardin en état ! Néanmoins, j'ai moi aussi des doutes quant à la poursuite de ce travail épuisant : récupérer chaque jour des seaux d'eau à l'étage et arroser les plantes les plus fragiles. Si çà continue, nous n'aurons plus que des jardins de cailloux peuplés de figuier de barbarie !! Enfin, je vois que chez toi, les Sedum ont malgré tout tenu le coup, tu sais avec des graminées, il y a déjà moyen de faire quelque chose d'intéressant. Il faut réfléchir et choisir les plantes-chameau les plus efficaces... Evidemment c'est toi qui vois, mais reprends courage et laisse passer cet affreux épisode, on en reparlera plus tard si tu veux... Chère Aline, bonne soirée malgré tout, je pense à toi et t'envoie toute mon amitié. A plus si tu as le temps... Gros bisous de shuki

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  2. Bon, y a plus qu'à compenser par un foisonnement de plantes intérieures, qui, à moins que tu vives tous volets fermés en été, ne risquent pas de se dessécher !
    Trève de plaisanterie, je comprends ton découragement mais je serai bien triste de ne plus voir ce blog alimenter (même de temps en temps, ça m'ira) :)

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  3. La culture de l'humour semble être une bonne alternative et vous la maîtrisez fort bien.
    Le jardin est une succession d'aventures heureuses, parfois malheureuses et l'on comprend votre désarroi face à un tel épisode.
    Même s'il n'y a plus qu'un massif continuez à publier, on en a besoin.

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  4. Cruelle mais raisonnable décision. En pareil cas, ça s'arrose... conserve de l'eau dans ton verre pour compléter ce qu'il faut. A défaut de nous proposer prochainement un ersatz "mon désert du Nevada dans le Gard, lézards et coyotes compris" je ne suis pas inquiet quant à ton rebondissement sur d'autres centres d’intérêt, please conserve ta verve journalistique un poil barrée ;-)

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  5. Cruelle mais raisonnable décision. En pareil cas, ça s'arrose... conserve de l'eau dans ton verre pour compléter ce qu'il faut. A défaut de nous proposer prochainement un ersatz "mon désert du Nevada dans le Gard, lézards et coyotes compris" je ne suis pas inquiet quant à ton rebondissement sur d'autres centres d’intérêt, please conserve ta verve journalistique un poil barrée ;-)

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  6. je t'avoue que je reste un peu sans mots , ma chère Aline, devant ton désarroi et ce pauvre résultat de ton jardin . tu as pris une décision difficile et je la sentais bien venir.Une intuition comme ça. Regrouper tes plantes et limiter est certainement une bonne solution .Mieux vaut peu mais bien !!!J'espère que tu nous feras des petits clins d'oeil de temps en temps .comme tu sais si bien le faire .Tu nous manques bien trop ! Je te fais de gros , gros bisous , ma jardinière du Gard en panne sèche de jardinage ....mais pas d'humour!!!!

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  7. C'est vraiment dommage pour une jardinière de voir son travail dévasté par la chaleur ainsi, mais tu as pris la bonne décision on ne peut aller contre la nature, elle nous rappelle à l'ordre forcément. Tu vas me maudire mais en LoireAtlantique, la pluie commence sérieusement à me miner et je rêve de chaleur à nouveau, l'automne sonnant furieusement à nos portes et jardins arrosés copieusement. Moi j'ai ramené des spécimens de plantes grasses du Portugal que je garde précieusement à l'intérieur, cultive toi aussi ton jardin intérieur ma belle, plantes grasses et saines lectures sont mes prescriptions pour tenir jusqu'au printemps au moins. Bon le manque de soleil ici justifie la déprime et aussi les photos de tes pauvres plantes mais rassures toi je tiens bon ;-) Non sérieusement je t'embrasse fort et je te souhaite un Week end pluvieux, non?

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  8. Ppfffff Aline, suis triste pour ton jardin, pour toi et puis pour moi car tu vas trop me manquer!!!!

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  9. Coucou voisine, je regarde moi aussi mon joli "jardin sec" il fait gris aujourd'hui ainsi que notre humeur. Nous rebondirons hein ? On va s'adapter. S'il te plait, au moins, ne laisse pas se dessécher ce blog qui est une source de joyeux moments. En amitié. Drian "du Gard"

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  10. J'avoue que je te rejoins totalement : cette année c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, si tu m'autorises cette mauvaise plaisanterie. En voyant le titre de ton article, j'ai cru que tu avais réussi cette saison à maintenir en vie et en-vert et contre tout ton jardin mais je vois que non... Pas mieux ici, je dirai même pire, car zéro arrosage de chez zéro arrosage ; même les massifs que j'arrose au jet d'habitude, cette année je n'ai même pas essayé... Triste constat, tout est crevé, quand je pense au budget consacré... Bref, pas la peine d'enfoncer le clou. Je me suis dis pareil, j'arrête !
    Heureusement les pluies diluviennes d'automne au printemps nous feront changer d'avis et y croire encore...
    Bisous

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  11. J'ai parfois envié les heureux mortels qui vivaient dans le sud! Et puis voilà que le sud remonte doucement vers le nord, réchauffement climatique oblige!!! Au début je me disais "Chouette"! Et puis quand je te lis, je ne suis pas pressée! De toute façon le temps que ça arrive dans la région parisienne, je regarderai les pissenlits séchés par la racine!
    Depuis que j'ai déménagé l'an dernier, j'ai vraiment trouvé la maison de mes rêves entourée d'un jardin incroyablement vert...même dans la région on me l'envie, à croire qu'il y a un micro climat au dessus de mon toit, mais sans trop de pluie pour autant!!!
    Je suis désolée pour toi...tiens bon avec le peu qui te restes!
    Chez moi, c'est le blog qui se déssèche...rien ne fonctionne comme je veux alors je bidouille sur Facebook...je regarde parfois ta page mais tu ne l'utilises pas beaucoup!
    A bientôt quand même...j'aime trop ton humour, ne nous lache pas complètement! Bises

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  12. Du général au particulier , mais cela fonctionne dans les deux sens et d'ailleurs je ferais mieux de commencer par le particulier,puisque c'est de toi et de ton jardin qu'il s'agit mais comme tu dois partager cette situation avec tous les jardiniers de ta région, on peut globaliser le commentaire sur le devenir des espaces (verts)dé- cultivés dans ta région car au delà de "l'insatisfaction", découragement,abattement, ressentis à se battre contre des moulins à vent,(il n'y a pas un mot, une virgule, à retirer à ton propos qui traduit parfaitement la situation et la conclusion qui s'impose et que tu as malheureusement raison d'avoir choisie) c'est aussi la question des sols qui en perdant toute végétation sont fragilisés et dégradés par des pluies à venir (parce que évidemment quand il va pleuvoir cela va être dantesque) qui les lessiveront au lieu de les pénétrer ... sale temps pour la région ... et sale temps à venir pour beaucoup de régions ici ou ailleurs... pas de quoi se réjouir et à notre toute petite échelle de jardinier rien de bon à venir même si, ici,(et je ne m'en vante pas!) on a été oublié par la chaleur et que le jardin a superbement tiré son épingle du jeu de cet été 2017 ... alors , si tu en as le temps bien sur, fais nous de temps à autre des petits billets d'humeur ou d'humour: nous en avons tant besoin... je t'embrasse et te dis à très vite

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  13. Aline, je compatis totalement!
    Moi aussi j'ai été malmené cette année par la météo et je suis franchement dans le doute.
    Comme toi, je ne pense pas que ces phénomènes sont exceptionnels et jardiner aujourd'hui dans certaines régions relève de l'exploit!
    Je suis une amoureuse du var et de ses paysages mais je ne suis pas sure que j'y jardinerais si j'allais y vivre!
    Continue ton blog, j'aime tellement te lire!
    Je t'embrasse

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  14. Oh Aline, j'espère que tu ne vas pas lâcher l'affaire, même si je constate que cette fois-ci ton moral est sacrément atteint. Je crois que tu as trouvé la meilleure solution pour toi en concentrant tes massifs et en mettant l'arrosage automatique. J'ai moi aussi parfois envoyé tout balader avec la corvée des arrosages après une journée de travail. Pour moi, pas d'arrosage automatique possible, car je n'arrose que les potées et les plantations de l'année et cela change donc tous les ans ! Bonne semaine à toi Aline.

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  15. Ne lâchez pas l'affaire ! Il y a des plantes qui résistent.J'ai des lavandes, des romarins ( rampants,dressés )des sauges qui résistent au Var. Le jardin n'a pas la même structure que les autres mais on peut faire du beau. Regardez le jardin de filippi. Ne baisez pas les bras, il faut juste triuver les bonnes plantes et parfois faire des essais. Courage.

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  16. Que te dire? Je sens souvent le même découragement... mais je suis très obstinée - et très chieuse, selon mon entourage, moi aussi. La réalité est que je n'arrive pas à me passer du jardin - pas encore! Je sais que ça viendra...
    Quand le déplaisir est trop souvent de la partie, il vaut mieux abandonner et je comprends ta décision, même si cela me fait tout drôle et que tu vas me manquer!
    Essaie de garder quand même du bonheur devant les quelques miracles qui te tomberont dessus, j'en suis sûre, et donne-nous quand même des nouvelles!
    Amicalement

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  17. Oh, la, la, Aline! Quelle tristesse! C'est à pleurer. Je voudrais te dire "Tiens bon!", mais je sais bien qu'à ta place je prendrais la même décision. Se battre éternellement contre des éléments qui auront toujours le dessus et s'épuiser physiquement et surtout moralement, ce n'est pas envisageable d'y passer sa vie. J'ai connu un peu ça, en moindre mais quand même, lorsque je jardinais dans la région de St Etienne. Vivre sans cesse entre crises de nerfs et angoisse, ce n'est pas bon. Il vaut mieux changer de hobby; mais c'est un crève-coeur quand on aime tant les plantes. Le pire, c'est le constat dressé par Rouge Cabane et que je partage totalement: s'il ne s'agissait que de nos jardins d'ornement, ce serait acceptable, mais c'est bien plus grave. Allez! Tourne la page et cesse de te rendre malade! .... Mais n'oublie pas de trouver un moyen de partager ta prose si vivifiante, car j'ai du mal à imaginer que je ne te lirai plus. Je t'embrasse bien fort, te dis à bientôt dans des articles qui parleront de... on ne sait pas encore, et te propose de me rencontrer si tu viens à passer en Bretagne. Bisous.

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  18. Oh j'ai honte quand je pense comme je me plaignais sans arrêt de la sécheresse en Champagne. C'était dure mais ridicule à côté des dégâts dans le Gard. Tu as pris la sage décision de regrouper tes plantes dans un ou deux massifs avec arrosage automatique et j'espère que tu garderas ton coin bassin.Tu continueras à écrire des articles j'espère parce que la blogosphère sans tes délires serait bien triste. J'adooore ton sedum José Aubergine : je vais chercher le même. Je te fais plein de gros bisous.

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  19. Salut ma belle, tu n'es pas la seule à faire ce triste constat et à te détourner du jardin pour cause de découragement. J'observe la même chose ici en Alsace, tout est sec et déshydraté une grande partie de la belle saison. Exit mes rêves de cornus kousa,de persicaires plantureuses, de couvre-sols d'ombre exubérants, de grandes Véroniques resplendissantes, de... de.... pffff.... Mon cornus est grillé et ressemble davantage à une loque en fin de vie, comme beaucoup d'autres merveilles dont je rêvais de peupler le jardin. Les epimediums disparaissent, et même les asters se font la malle... Y a que les rosiers bien installés qui tiennent le choc et encore, cette année je n'ai pas eu le temps de m'en occuper, ils n'ont donc fleuri qu'une fois. Beaucoup de temps et d'argent investis pour pas grand chose. Je crois qu'il est temps pour moi aussi d'arrêter les conneries eT de simplifier. Le beau viburnum "Côte Rôtie" de Momo est vraiment rôti, hormis la première année il n'a jamais été heureux ici. Bref, je te prends dans mes bras pour te consoler, si ça peut te consoler... Mais ne pleurons pas, il y a vraiment plus grave dans la vie. Gros bisous, à plus !

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  20. le désespoir de jardinière, en effet cette année dame nature à beaucoup souffert, nous même aussi, vu cette canicule, mon balcon na pas été au top, malgré les litres d'eau chaque jour
    t'en fais pas au prochain printemps, la flamme va se rallumer et tu ne penseras pas au jardin sec
    je t'embrasse et surtout continu de nous faire de beaux écrits comme tu sais faire, j'ai toujours plaisir de te lire et de sourire, bises

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  21. Oh la la ma pauvre Aline, à regarder le début de ton article c'est Jardine et pleure. Ici il y a eu de la sécheresse aussi mais ce qui a sauvé le jardin c'est sa terre argileuse et un temps dégueu tout l'été, gris, maussage, frais. Je n'en reviens pas que tout soit comme ça chez toi sans arrosage. Je comprends pargaitement ta décision. Le jardin n'est pas censé nous pourrir la vie. J'espère que dame nature pourra s'adapter. Je te fais un gros calin virtuel et de gros bisous. J'espère qu'on papotera très vite.

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  22. C'est rageant!
    Et si tu optais pour un jardin plus minéral??? Du gravier, de l'ardoise ou du sable, des plantes méditerranéennes, des championnes de la résistance?
    Il y a le blog "des pierres dans mon jardin sec". Et la pépinière Filippi qui pourrait te conseiller?
    *des bises, chère Aline, tout n'est peut-être pas perdu?*
    Cécile

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  23. je suis absolument consternée par la vue de toutes tes plantes mortes ou en passe de l'être, c'est d'une tristesse!
    tu ne perds pas ton humour, mais évidemment, l'humour ne sauve pas tout, et c'est bien dommage..tu as raison de prendre une décision aussi radicale que celle de limiter ton jardin, parce que cela te rendra un peu de ta sérénité? arroser son jardin tout l'été est épuisant, intellectuellement et pratiquement, je ne le comprends que trop bien!!
    j'espère que ces prochaines saisons, tu profiteras de ton jardin d'une autre façon, plus zen, et que les problèmes de santé dont tu parles ne seront bientôt plus qu'un mauvais souvenir,
    je t'embrase chère Aline, hauts les coeurs!
    PS ici aussi en Bretagne la sécheresse a frappé..c'est terrible ...

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  24. Bonjour Aline. Je n'ai jamais commenté mais lis avec grand plaisir les aventures jardinesques que tu partages sur ce blog...merci! J'essaie de jardiner sans (presque) d'arrosage depuis 20 ans dans l'herault. J'ai vu griller au fil des ans pas mal de plantes qui me font toujours rêver. ..rosiers, penstemons etc...Mais d'autres résistent. C'est vrai, le jardin est beau au printemps et moche en été. ..et les jardins que je vois ailleurs sur la toile ou en vrai me font baver d'envie. ..J'ai peu de temps à consacrer au jardin mais certaines plantes résistent à ma feignasserie et au climat. ..A disposition pour partager mon expérience de jardinage en zone sinistrée.

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  25. My god oui quelle désolation, c'est chez toi aujourd'hui, chez nous probablement demain. Et il faudrait être maso pour vouloir être esclave de son jardin. Mais avec la pêche qui te caractérise je suis sûre que tu vas rebondir et nous proposer un de ces 4 une nouvelle passion que tu partageras avec autant de bonheur que tu as partagé celle-ci. Faites que tu aies un peu pitié de nous et revienne nous régaler de tes posts régulièrement. Peut-être un de ces 4 à Quimper quand tu reviens en Bretagne avec Sophie de l'ancien Monde du Toupetit ? Bizzzzzh du Finistère.

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